Dommage! Si vous étiez un cyborg, vous n’auriez même pas eu besoin de cliquer sur cet article….pour lire

Aventures chez les transhumanistes, cyborgs, techno-utopistes, hackers et tous ceux qui veulent résoudre le modeste problème de la mort, l’enquête passionnante du journaliste irlandais Mark O’Connell.

Czeslaw Przesnicki, écrivain de nationalité polonaise mais qui écrit en antarctique,

se retrouve à l’hôpital psychiatrique d’un pays « qui est sans gouvernement depuis un an », en compagnie de Cioran, Ionesco, Conrad et quelques autres….

Les Palimpsestes, de Aleksandra Lun.

« Et qu’allez-vous faire de nous, les immigrants littéraires? Nous expulser de votre pays d’écrivains natifs? »

« Parce que nous sommes des écrivains illégaux, alors que vous autres, vous avez la nationalité du pays de la littérature native, non ? »

Face à la révolte de ces écrivains, les libraires que nous sommes  ne sont pas totalement indifférents à la réponse de la doctoresse:

« L’anarchie littéraire, c’est ça que vous voulez? Et quelle serait la patrie de chaque auteur? Comment ferait-on pour classer les livres dans les bibliothèques? »

 

 

 

 

Rions un peu: le métier de libraire:

vu par un des personnages du « Cercle littéraire des éplucheurs de patates », de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows:

« J’adore faire les librairies et rencontrer des libraires. C’est vraiment une espèce à part. Aucun être doué de raison ne deviendrait vendeur en librairie pour de l’argent, et aucun commerçant doué de raison ne voudrait en posséder une, la marge de profit est trop faible.
Il ne reste que l’amour des lecteurs et de la lecture pour les y pousser, et l’idée d’avoir la primeur des nouveaux livres. »

(L’histoire se passe dans les années 40!)

« La religion, c’est ce qui empêche le riche d’être assassiné par le pauvre. C’est Napoléon qui a dit ça. Pas mal, de la part d’un futur dictateur ». Le 33ème mariage de Donia Nour, d’Hazem Ilmi.

Egypte, 2025. Le pays est divisé en 3 parties: le Sud, où de quasi esclaves ( » éléments moralement et socialement non conformes » ) s’acharnent à exhumer les restes impies des pharaons, le Centre, où les fonctionnaires sont payés à compter les multiples prières obligatoires qui  assureront à tous le paradis, ( Ministère des stratégies de rédemption) et le Nord, où vivent les oligarques.

Donia Nour, violée dès son plus jeune âge, en est à son 32ème mariage d’une nuit, charia compatible, afin de pour réunir suffisamment d’argent pour s’évader.

Ostaz, professeur de philosophie dans les années 50 ( » Musulman de naissance mais garçon instruit » ) est enlevé par des extra terrestres et se retrouve dans son pays une bonne centaine d’années plus tard.

Sous couvert d’anticipation, l’auteur égyptien se livre à une critique virulente de la confiscation de la religion par une caste de profiteurs, à l’asservissement du peuple et à la soumission des femmes. C’est un vrai roman, imaginatif, drôle parfois. Un mélange d’Orwell et d’Huxley, mais typiquement égyptien.

Extraits: Une fois qu’elle eut acheté son ticket, l’automate l’informa que le prochain train passerait dans 4 minutes. Si Dieu le veut, ajouta-t-il.

La conviction première du gouvernement était que rien ne tranquillise plus efficacement les êtres humains qu’une consommation ininterrompue. Zulkheir connaissait Karl Marx, et il savait qu’il avait tout faux. L’opium du peuple, ce n’était pas la religion, mais la consommation. Si le système parvenait à lier les deux, alors la drogue obtenue ne perdait nullement son effet avec le temps. Elle provoquait une irrésistible dépendance. A vie.