Batouala, intéressant à plusieurs titres…..

Ce roman, écrit par un haut fonctionnaire d’origine antillaise en poste en Afrique Centrale, a reçu le Prix Goncourt en 1921 et vient d’être réédité par les éditions Albin Michel.

Il est en résonance avec Le Premier Congrès Panafricain, le mouvement intellectuel de la négritude et une certaine approche des excès de la colonisation. C’est par ailleurs un roman naturaliste, l’histoire d’un chef de village aux prises avec l’infidélité de l’une de ses épouses, servi par une langue riche, rythmée, ponctuée de nombreuses expressions africaines. (L’auteur parlait plusieurs langues locales).

Il faut lire le court article de RFI et surtout le très développé ( et passionnant) article de Wikipédia pour comprendre l’importance qu’a pu avoir ce roman.

Enfin en poche, le magnifique roman d’une jeune autrice russe:

Zouleikha ouvre les yeux.

« Ce roman nous va droit au coeur. Le récit du destin de l’héroïne principale, une paysanne tatare à l’époque de la dékoulakisation, est empreint d’une authenticité, d’une véracité et d’un charme tels qu’on en rencontre rarement dans la prose russe de ces dernières décennies. Je continue de me demander comment un jeune auteur a pu créer une oeuvre aussi puissante, qui chante l’amour et la tendresse en plein enfer… » Lioudmila Oulitskaïa

Et ne manquez pas son dernier roman, Les enfants de la Volga.

En poche, un livre exceptionnel, que tous les libraires de La Malle ont admiré, mais

dont nous ne vous dirons RIEN, car il fait partie de ces romans qui résonnent de façon tellement personnelle qu’il est sacrilège de même en parler.

Petite anecdote: nous en avions déjà vendu un nombre respectable en grand format quand les éditeurs nous ont invités à rencontrer l’auteur. Eh bien nous avions refusé! en nous excusant bien sûr, et en expliquant que nous avions tellement aimé le livre que nous voulions le garder pour nous!

La petite lumière par Moresco

Trois excellents polars en 15 jours! Non! quatre! Un miracle!

Vous aimez les romans noirs, cyniques, les ambiances nocturnes?

Embarquement immédiat pour la Pologne avec Eblouis par la nuit.

Éblouis par la nuit par Zulczyk

Vous êtes un Parisien / banlieusard nostalgique de l’entre-deux guerres? Vous aimez les savantes déductions policières, l’humour? Prenez le train et le métro en compagnie de deux apprentis détectives à la recherche d’une étrange meurtrière. Ardinghera.


Vous avez envie de voyages, de recettes gastronomiques, de divertissement, d’exotisme? Vous n’en manquerez pas avec ce roman taiwanais et son titre prometteur:

Le sniper, son wok et son fusil, de Kuo-Li Chang.

Le sniper, son wok et son fusil par KUO-LI

Et le jazz? Direction Harlem! Viper’s dream, de Jake Lamar.

Viper's Dream par Lamar

Rentrée littéraire: Ultramarins et Mississipi driver

Ultramarins par Navarro

« Un énorme coup de coeur pour ce texte inclassable. Ou comment l’étrange surgit au beau milieu d’une baignade improvisée en plein océan. Un texte troublant sur le lâcher prise. Un régal de lecture à lire sur terre, en mer ou dans les airs. Pour tout dire j’ai beaucoup aimé. » Cyril

(Texte photographié sans vergogne sur la devanture de Folies d’Encre Montreuil.)

Nous avions déjà lu Ultramarins, qui part d’un très réaliste transport de conteneurs pour se transformer en vision fantastique d’un cargo à la dérive. Nous y avons trouvé du plaisir mais avons été gênées par son côté inabouti. CEPENDANT nous continuons à y penser!

Quant à Mississipi driver, il s’agit d’un autre genre de voyage, à bord d’un taxi. Le chauffeur était prof’ d’anglais, il sait écrire, avec un mélange d’empathie et de cynisme indispensable pour survivre dans cet état, l’un des plus déshérités d’Amérique.

Mississippi Driver par Durkee

Pour que je m’aime encore, une adolescence iranienne à Drancy:

Un livre qui nous a fait beaucoup rire, chacun/e pouvant se reconnaître dans ce portrait d’une ado aux prises avec un physique qu’elle a du mal à accepter. Mais c’est aussi l’histoire d’une enfant d’origine immigrée et de sa réussite.

A lire par des adultes, des ados, et pour quoi pas en famille pour en discuter!

Bonne critique à lire sur L‘Echo républicain.

Pour que je m'aime encore par Madjidi