Que vous vous intéressiez aux oiseaux ou pas, voici 3 récits véridiques qui pourraient vous surprendre:

La vie selon Juan Salvador, palmipède d’Uruguay.L’auteur, alors jeune professeur d’anglais dans un collège argentin, découvre un manchot englué dans une marée noire, le lave à grand peine dans une baignoire, le nourrit comme il peut de sardines en boite et l’introduit en catimini sur la terrasse de sa chambre. Découvert, le manchot devient la mascotte de l’école.

C’est un récit drôle, touchant, car Juan Salvador privé de ses congénères apprécie la compagnie des humains en véritable animal social qu’il est.

M pour Mabel, ou l’art de dresse un autour.

La couverture du livre est inquiétante, un autour aux yeux jaunes et aux serres acérées.

« Ce n’est pas un roman. Dans « M pour Mabel » chez 10/18, Helen MacDonald signe un récit initiatique et autobiographique.

Attention « un autour n’est pas un vautour », ce n’est pas une faute de frappe. Le vautour est un charognard. L’autour attaque des proies bien vivantes et en mouvement. C’est un oiseau particulièrement rapide. Il est costaud, grand, fort et cruel. Et il a longtemps été l’oiseau des aristocrates pour la chasse au vol, avant le faucon plus facile à apprivoiser et qui n’a pas le caractère très indépendant de l’autour. 

On en sait des choses après cette lecture. Mais ne croyez pas qu’il s’agisse d’un traité sur la chasse ou les oiseaux. Ce livre est l’histoire d’une quête. Helen dès son plus jeune âge a voulu être fauconnière. Et c’est à la mort brutale de son père que ce désir s’impose, incontournable, vital. Son deuil elle va le vivre avec cet autour : une femelle appelée Mabel, jeune mais déjà réputée impossible à apprivoiser. Et pour avancer, elle s’appuie sur les expérience de ces pairs en fauconnerie, autant sur leurs réussites que sur leurs échecs et grâce aux livres qu’ils ont écrit et en particulier Terence Hansbury White. 

T.H. White n’est pas un inconnu, puisque c’est l’auteur de « La quête du roi Arthur » dont Walt Disney a adapté Merlin l’enchanteur. Lui en matière de fauconnerie était un amateur et avait eu presque tout faux. Mais justement, Helen apprendra beaucoup de ces erreurs. Il y a pas mal de violence dans cet apprentissage, parce que Mabel est féroce et impitoyable. Et Helen va se couper des hommes et s’enfoncer dans la solitude pour enfin « renaitre ». Analyse, introspection, joies, déceptions, ce livre est totalement diffèrent. La puissance de cet oiseau, la force de la nature, la beauté des paysages anglais, le cheminement psychologique d’Helen MacDonald font un livre non identifiable qui agrippe, agace, passionne, désarçonne, bouscule mais du coup ne laisse pas indiffèrent. Et au bout du compte cette autobiographie exerce une certaine fascination comme le regard hypnotique de Mabel. » France Inter

Le perroquet qui m’aimait, récit d’une scientifique qui adopte un perroquet amoureux.

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