Bientôt la rentrée littéraire….Voici ce qu’en pense un libraire d’Argenteuil:

A lire sur le site d’Actualitté .

A Pantin, on en pense à peu près la même chose.

Mais on l’attend quand même avec impatience, cette rentrée, car oui, il y aura des « claques sur la gueule » et des romans qui valent le détour.

D’ailleurs il y en a eu cette année. (Voir nos petits articles sur le bilan 2020.)

Découvrez la bibliothèque idéale concoctée par les éditions Babel et les 54 librairies du réseau Initiales:

Chaque librairie devait présenter trois titres, dont un seul a été retenu sur l’affiche composée par Babel. Vous pouvez prendre connaissance des 54 titres sur ce site.

Pour notre part nous avions choisi Tout s’effondre, un classique de la littérature africaine,

L’année où j’ai vécu selon la Bible, d’un journaliste américain, juif non pratiquant, désireux néanmoins d’approfondir sa connaissance de la religion. Il le fait avec respect, interrogeant des érudits ou de simples religieux juifs ou protestants, et s’attachant à suivre les préceptes bibliques. IL n’allume plus l’électricité le vendredi soir, et comprend l’interdiction mais quid de la lapidation des femmes adultères? Cette année est un voyage passionnant et souvent d’un humour dévastateur.

Mon oncle Napoléon, une cour en Iran partagée par deux frères qui se détestent, et deux cousins qui s’aiment, et tout un quartier qui se mêle de tout.

Petit bilan d’une année de lecture en littérature étrangère: du moins grave, et pour commencer

trois romans qui évoquent notre place dans la nature:

notre favori ABSOLU Lumière d’été puis vient la nuit. On lit, on sourit, on rêve, on verse une larme, on s’émerveille. Stefansson est assurément l’un des plus grands auteurs de notre époque et son dernier livre le plus beau que nous ayons lu cette année.

Du temps qu’il fait par l’auteur de La lettre à Helga, lui aussi islandais.

La rivière de Peter Heller, roman d’aventure, d’amitié, dans une ambiance de thriller. L’auteur a descendu en canoë toutes les rivières du monde, il connait son sujet!

Et notre place dans la famille? Trois romans loufoques et chaleureux:

L’arbre à pain, Le monde selon Dan, Les secrets. Que l’on soit tahitien, américain ou estonien, les problématiques semblent plutôt proches!

Petit bilan d’une année de lecture en littérature étrangère: d’abord

des titres forts, qui n’ont pas tous eu les honneurs des critiques autant qu’ils le méritent, des livres qui parlent de notre monde et aident à le comprendre.

Impossible, d’Erri de Luca. Nous avons été littéralement éblouis par ce court récit. Comment est-il possible de dire autant de choses en si peu de mots?

Friday black. Nous ne sommes pas de grands amateurs de nouvelles mais celles-ci donnent une vision implacable de notre époque à travers des textes qui sont à la fois réalistes, fantastiques et dystopiques. Un mélange détonnant servi par un style admirable.

Nous les survivants. La Malaisie, c’est loin. Eh bien non, on se sentira au contraire très proche de cet homme dont la vie bascule sous l’avancée inéluctable de la mondialisation.

La mort et son frère. Un texte sur un attentat? Oui, mais aussi un texte littéraire tout à fait original.

La laveuse de mort

La parade. Une espèce de fable qui fait froid dans le dos.

Mort dans le jardin de la lune, un policier fantastique très original et très réussi

Mort dans le jardin de la lune - Martin Solares

Martin Solares est un auteur mexicain et nous avions déjà beaucoup aimé son précédent roman, Quatorze crocs. Il crée un univers fantasmagoriques de monstres, de morts-vivants, de magiciens dans un Paris surnaturel et parfois très réaliste. Et ne vous étonnez pas de rencontrer Robert Desnos ou Dumas au détour d’une page…..

Mort dans le jardin de la lune.

Lectures d’été, cool et dépaysantes

Des romans pour voyager: trois merveilles de livres, profondément émouvants et sensuels, qui nous emmènent en Indonésie, au Vietnam et à Sao Tome.

« Au début du XXe siècle, un navire s’échoue sur une plage de Bali, alors sous occupation néerlandaise. L’épave est pillée, parfait prétexte pour une intervention militaire des Hollandais, qui entendent asseoir leur pouvoir sur l’île. Les Balinais résistent, avant de se résigner au Poupoutan (littéralement « la Fin »), ultime recours pour sauver leur honneur face à l’envahisseur.
En suivant le quotidien de Pak le paysan, Raka le danseur et Alit le rajah, Vicki Baum s’empare d’un événement majeur de l’histoire de Bali et livre ici l’un de ses romans les plus saisissants. Un classique de la littérature consacrée à l’île des Dieux. »

Terre des oublis

« Alors qu’elle rentre d’une journée en forêt, Miên, une jeune femme vietnamienne, se heurte à un attroupement : l’homme qu’elle avait épousé quatorze ans auparavant et qu’on croyait mort en héros est revenu. Entre-temps Miên s’est remariée avec un riche propriétaire terrien, Hoan, qu’elle aime et avec qui elle a un enfant. Mais Bôn, le vétéran communiste, réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên retourne vivre avec son premier mari.
Au fil d’une narration éblouissante, l’auteur plonge dans le passé de ces trois personnages, victimes d’une société pétrie de principes moraux et politiques, tout en évoquant avec bonheur la vie quotidienne de son pays, ses sons, ses odeurs, ses couleurs…
Terre des oublis, roman de l’après-guerre du Viêtnam, est un livre magistral. »

Equador par Tavares

« Lorsque, par un matin pluvieux de décembre 1905, Luís Bernardo Valença, propriétaire d’une petite entreprise de marine marchande, licencié en droit et brillant intellectuel se rend à Vila Viçosa pour y rencontrer le roi, il est loin de se douter que sa vie va basculer. La mission aussi patriotique que risquée que lui confie Don Carlos va en effet mettre un terme à sa vie mondaine au sein de la société cosmopolite de Lisbonne. Nommé gouverneur des îles de São Tomé et Príncipe, son action en défense des Noirs travaillant dans les plantations de cacao et de café le plonge au coeur de multiples conflits d’intérêts entre les colons et la métropole. Et sa passion pour Ann, la femme du consul d’Angleterre, loin d’apaiser les tensions, ne fera qu’aggraver la mission impossible de Luís Bernardo, homme de progrès épris de liberté.

Pour son premier roman, Miguel Sousa Tavares brosse une fresque brillante de la société portugaise prise en tenailles entre la modernité et les pratiques rétrogrades de ses colonies, et nous offre une magnifique histoire d’amour ».