Côté fiction, notre sélection de mai

« Ce livre est une délicieuse plongée pimentée et pleine d’humour dans le Londres des années 1960 ; un contrepied à la norme et aux convenances fort bienvenu. Barbara Pym est aussi vintage que moderne !  Dulcie Mainwaring vient de rompre ses fiançailles avec Maurice… Bien déterminée à ne pas laisser cet échec sonner le glas de ses aspirations romantiques, cette pimpante trentenaire décide de se rendre à un colloque, histoire de se changer les idées et, pourquoi pas, faire des rencontres.
Et ça marche ! Sitôt arrivée, elle tombe sous le charme du séduisant Aylwin Forbes, rédacteur en chef d’une revue littéraire. Mais elle n’est pas seule : Viola, jeune femme fougueuse, un brin pimbêche, est elle aussi éprise du bellâtre.
L’union fait la force. Avec pour alibi, une ambitieuse entreprise d’indexage d’ouvrages savants, Dulcie et Viola se lancent dans une enquête aussi comique que risquée afin d’en savoir plus sur leur bien-aimé. Tout cela en rêvant secrètement de mariage… ou pas ! »

Une ambiance typiquement britannique, années 60, « vieilles filles » en quête d’un mari. Jusqu’où iront ces jeunes femmes par ailleurs totalement indépendantes pour se conformer au modèle dominant et qu’est-ce qui incite les hommes à se marier? C’est léger, drôle, mais on y trouve matière à réfléchir.

Les ingratitudes de l'amour par Pym

Vivez la vie d’une femme de chambre entre les deux guerres.

Descendez une rivière en canoë: un thriller en pleine nature sauvage. La rivière.

Bonne critique sur France Culture.

Découvrez l’esprit inuit avec Annie Muktuk

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Construisez une route avec les deux employés d’une grande société dans un pays en développement non identifié…

La parade, de David Eggers.

Suissitude, Plonk et Replonk au Musée d’Orsay!

Suissitude

Vous connaissez déjà ces deux frères helvétiques à qui nous achetons nos lamentables cartes et nos calendriers « garantis anti 5ème vague et avec un 13ème mois offert »….Vous pouvez même passer un bon moment de rigolade sur leur « belle page d’accueil ». (Nous recevons quant à nous de « belles factures ».)

Ils viennent donc de recevoir Le Prix des Gardes suisses 2021 pour leur dernier livre sur les courants picturaux suisses.

On commence par une « très brève introduction historique sur l’art pariétal helvétique découvert par des alpinistes anglais désoeuvrés à la fin du XIXème siècle suite au réchauffement climatique ». Suit un exposé sur Les Mitouistes, femmes autorisées à peindre le dimanche après les travaux ménagers de la semaine. »

« Chic, élégant, l’art helvétique. Enfin des toiles qui peuvent s’accorder aux rideaux et au canapé. » Le Monde dipomatique-Madame

Dans notre « boite à culture » de cette semaine: le roman social

Enfin, quelques titres: 2 contemporains:

À la ligne - Joseph Ponthus - Folio

A la ligne, de Joseph Ponthus. Un ouvrage marquant qui a reçu de très nombreux prix.

« À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer.
Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes. »

Debout-payé

Debout payé, de Gauz.

Debout-Payé est le roman d’Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papier en France en 1990.

C’est un chant en l’honneur d’une famille où, de père en fils, on devient vigile à Paris, en l’honneur d’une mère et plus globalement en l’honneur de la communauté africaine à Paris, avec ses travers, ses souffrances et ses différences. C’est aussi l’histoire politique d’un immigré et du regard qu’il porte sur notre pays, à travers l’évolution du métier de vigile depuis les années 1960 — la Françafrique triomphante — à l’après 11-Septembre.

Cette épopée familiale est ponctuée par des interludes : les choses vues et entendues par l’auteur lorsqu’il travaillait comme vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées. Gauz est un fin satiriste, tant à l’endroit des patrons que des client(e)s, avec une fibre sociale et un regard très aigu sur les dérives du monde marchand contemporain, saisies dans ce qu’elles ont de plus anodin — mais aussi de plus universel.

Un portrait drôle, riche et sans concession des sociétés française et africaine, et un témoignage inédit de ce que voient vraiment les vigiles sous leur carapace. »

2 ré-éditions, l’une sur une employée espagnole dans une pâtisserie des années 30, l’autre sur une femme de chambre dans une riche famille suisse.

Pipes de terre et pipes de porcelaine  par Lamouille

Bien sûr, London et Zola, mais également un inoubliable récit sur une mutinerie dans un bateau-usine.

Le bateau-usine par Kobayashi

Quelques très bons romans qui parlent de sport:

Hockey sur glace: Jeu blanc de Wagamese,

Le ladies football club, de Stefano Massini,

Carton jaune, de Nick Hornby,

Aviron: Sur l’eau, de Hans van den Brink,

Autoportrait de l’auteur en coureur de fond, de Murakami,

Boxe: L’or et l’obscurité, de Alberto Ramos

Canoë: La rivière, de Peter Heller.

Et si vous aimez le roman policier ET le sport, voici un site très complet à votre disposition.