Et demain……Réouverture!!!!

A quoi avons-nous passé nos journées dès le début du confinement?

A transformer une librairie normale en entrepôt. C’est-à-dire à retirer tous les essais et les albums des étagères, à faire d’énormes piles branlantes par terre et à « reclasser » le tout par éditeurs de façon à trouver le plus rapidement possible les livres que vous nous commandiez sur Librairies93. Nous avons même un temps expédié des livres par correspondance! Mais ça, c’est un autre métier. On ne nous y reprendra pas.

Et à quoi passons-nous nos journées depuis l’annonce de la réouverture? Eh bien, à retirer tous les essais et albums des étagères et des tables, à les mettre en piles, puis à les classer de nouveau par thématiques, comme il se doit dans toute librairie qui se respecte.

Et nous allons remettre les nouveautés sur table. Ce sont les grandes oubliées de ces temps troubles car le confinement nous a tous amenés à nous recentrer sur les auteurs connus et les classiques. Ces nouveautés sont relativement peu nombreuses mais certaines sont de grande qualité.

Alors bienvenue demain dans une librairie accueillante et RANGEE!

A quoi reconnait-on un vrai bon roman?

Les avis divergent bien sûr. Mais ne serait-ce pas au fait que ce livre surprend? Son intrigue, ses personnages, son but, rien n’est évident au départ, rien ne ressemble à quelque chose de déjà lu.

Et quand, de plus, chaque phrase étonne, apporte un détail nouveau, inattendu? Le lecteur alors interrompt sa lecture, réfléchit, s’amuse, se prend à rêver?

Si la littérature, pour vous, c’est ça, alors précipitez-vous sur Les ossements des morts, de la Prix Nobel polonaise Olga Tokarczuk et sur le dernier roman de Stefansson (à qui nous donnerions bien un Prix Nobel entre parenthèses) Lumière d’été, puis vient la nuit.

Librairies93?

C’est d’abord une association à travers laquelle 12 libraires indépendants de Seine Saint Denis échangent leurs points de vue, leurs idées et montent des projets en commun.

C’est également un site de réservation de livres, bien utile par les temps qui courent!

Et c’est aussi, si vous cliquez sur Malle aux Histoires, des propositions de lecture. Nous y mettons régulièrement nos coups de coeur, les titres des livres exposés dans les différentes vitrines et, jusqu’à la fin de l’année, des idées personnalisées de cadeaux.

Cliquez donc! Et rappliquez! Nous ferons en sorte de vous accueillir de notre mieux!

Les libraires ont de l’humour!

Lu sur le Facebook de La baraque aux livres, à Douai.

Entre les Playmobils en grève qui réclament des coudes (parce qu’ils ne peuvent pas tousser dans leurs coudes), les clients de supermarché (On va prendre des pâtes alphabet, ça nous fera de la lecture) et Martine, qui achète du pinard car elle n’a pas droit aux livres, on finit par trouver la solution pour rester ouvert!

Imprimer les livres sur du papier toilette. (50 nuances de rose!)

Cadeaux de Noël….Ne serait-il pas temps d’y penser?

Il y a déjà quelques idées à prendre sur Librairies93, et encore sur Facebook et Instagram, animés par Jérôme et Quentin.

Voici quelques nouveautés tous publics que nous mettrons en avant:

D’abord deux livres qui vous mettent instantanément de bonne humeur, que vous ayez 10 ou 100 ans.

Les secrets, histoire d’une famille estonienne loufoque et débordante d’imagination et Anne de Green Gables, un classique de la littérature canadienne, roman d’apprentissage à la limite du conte et chronique de la vie rurale au début du XXème siècle.

Cerise sur le gâteau, ces livres des éditions du Tripode et de Monsieur Toussaint Louverture sont de très beaux objets.

Impossible, de Eri de Luca. Un roman aux questionnements intemporels mais qui peut particulièrement plaire à ceux qui s’intéressent à l’histoire et à la politique, ici l’évocation des années de plomb en Italie.

Pour les jeunes ou les nouveaux amateurs de polars, voici quelques vieilles séries policières qu’on aurait bien tort d’oublier….

Dave Robicheaux, c’est 30 années de Louisiane.

« Mais James Lee Burke n’est pas uniquement un grand auteur américain de polars, le plus grand de l’époque, le dernier d’une grande lignée décimée depuis quelques années avec les morts de Leonard, de Westlake. Burke, par la voix de Dave parle aussi de l’homme, de l’humanité, au détour d’une partie de pêche dans le bayou au soleil couchant, pleure ses morts, souffre de l’absence, compatis, tente d’aider et de protéger les plus faibles, les humbles. Il se pare de sa plus belle plume pour évoquer la beauté de la Louisiane, ses regrets de la vie d’antan mais est aussi capable de dialogues qui défoncent, qui cognent comme un shot de mescal explosant dans votre palais. Et puis des écrivains capables de vous choper par les amygdales dès les premières lignes, capables de vous phagocyter au bout d’un chapitre et de vous entraîner en enfer pour cinq cent pages, il n’y en a pas d’autres.

James Lee Burke est unique. » Lu sur le très bon site de Nyctalopes.

Le juge Ti. Passionnant article de Wikipedia sur ce juge chinois qui a réellement existé en Chine au VIIème siècle. L’auteur, diplomate et sinologue distingué, parvient à nous faire rentrer dans l’esprit d’un homme d’un autre temps et d’une autre civilisation.

Joe Leaphorn et Jim Chee, policiers navajos, permettent une découverte des peuples du Sud-Ouest américain.

« Tony Hillerman a rapidement compris qu’il valait mieux simplifier son propos ethnologique, le présenter d’abord comme une « manière de voir les choses » portées par ses différents personnages, en jouant sur la durée de plusieurs romans. Plutôt que de nous donner à lire la complexité de la métaphysique navajo, il était préférable de nous laisser entendre cette complexité dans sa traduction quotidienne (refus de l’ambition, appartenance au clan, politesse, recherche permanente de l’harmonie, insouciance au temps, répugnance aux cadavres, non croyance en l’au-delà, etc. » Lu sur le site Le vent sombre.