Vive la littérature! Et dire que sans elle,

on ne soupçonnerait  même pas l’existence de petits pays tels que la Moldavie, la Tchéquie ou encore l’Estonie. Ce qui nous permet de vous rappeler la présence bien réelle dans notre librairie de trois titres que nous aimons beaucoup:

Nami, aux éditions Mirobole.

L’homme qui savait la langue des serpents, au Tripode.

Le dernier amour du lieutenant Petrescu, chez Agullo.

A propos d’Estonie, nous arrive un petit polar très classique, couple de flics, quelques pointes d’humour, dont l’intérêt véritable réside dans le fait qu’il est « estonien » et qu’on y ressent le vécu de ce peuple contraint de parler russe et de dépendre d’un pays « ami ».

Extrait du Dernier train pour Tallinn, à La Fosse aux Ours: l’enquêteur se trouve près de la frontière russe.

Vous auriez de quoi manger?

La femme fit mine de ne pas comprendre et, en russe,  demanda à Kurismaa ce qu’il désirait. Obstiné, il répéta sa question en estonien. Sans même se retourner, il sentit les regards lui transpercer le dos et il eut l’impression de revenir 30 ans en arrière. Peu importe si la loi, aujourd’hui, lui permettait de faire comme si le russe était une langue inconnue, si en théorie c’étaient les russophones purs qui devaient se justifier. La serveuse avait très bien compris son intention, et, lui, il aurait pu tranquillement commander en russe, mais il y avait trop de témoins pour que l’une ou l’autre partie capitule. (….)

Vodka, please.

Et dans la salle régna la « pax americana ».

 

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