Racket, le dernier ouvrage de Dominique Manotti,

aux toutes nouvelles éditions Equinox, s’inspire du rachat d’Alstom par General Electric, ou comment la France brade ses industries.

Racket

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Un recueil plein de fantasy:

Le rhinocéros qui citait Nietzsche, de Peter Beagle. Folio SF.

« Une enfant bien élevée », commenta le rhinocéros. On en voit si peu ici. La plupart d’entre eux passent leur temps à lancer des projectiles. »

La bouche sèche, la voix tremblante mais contenue, le professeur Gottesman demanda avec prudence: » Dîtes-moi, si vous le voulez bien…Tous les rhinocéros peuvent-ils parler ou est-ce réservé à l’espèce indienne? » Il regretta amèrement d’avoir oublié son calepin.

« Je n’en ai aucune idée », lui répondit le rhinocéros avec candeur. Moi-même je suis une licorne. »

 

Extrait d’une autre nouvelle, Lilas le loup-garou.

Le héros vient de retrouver son chien égorgé.

« La cafetière chuintait toujours quand il revint dans l’appartement: il trouva cela extrêmement curieux. Des loups-garous et des percolateurs en Pyrex pour 9 tasses pouvaient sans doute exister séparément, mais avoir les deux en même temps paraissait incongru. »

 

 

 

 

Parfois sordide, parfois terriblement émouvante, souvent drôle et surtout REMARQUABLEMENT écrite : Crapalachia,( traduction: Cacappalaches) biographie d’un lieu: une espèce d’autobiographie

de l’Américain Scott McCLANAHAN, aux éditions Cambourakis.

« En tout, ils étaient treize. Les gamins avaient tous des noms qui se terminaient par des sons en Y. Il y avait Betty et il y avait Annie, il y avait Stirley et il y avait Stanley, il y avait Leslie et il y avait Gary, il y avait Larry et il y avait Terry.

« J’aime les noms qui se terminent en I », m’a dit Ruby.

Ils ont tous grandi en Virginie-Occidentale à Danese, à manger des mûres pour le petit déjeuner et à manger des mûres pour le déjeuner et à regarder la neige passer sous la porte en hiver. Bordel de merde qu’est-ce qu’y fait froid. »

Pas encore de critiques en français, mais celle du New-York Times très juste.

 

 

 

2 années de la vie d’un libraire de livres d’occasion en Ecosse:

« Lundi 4 janvier: commandes en ligne: 4

Livres trouvés:4

J’étais au travail à 9 heures. A 14 heures, la porte n’avait été ouverte qu’à trois reprises: la première fois par Katie la factrice, la deuxième fois par mon père, venu m’apporter un journal et la troisième par une rafale de vent, cinq minutes après le passage de mon père, qui avait mal fermé la porte.

Tandis que je parcourais les rayons en quête des commandes du jour, j’ai surpris Captain qui regardait par la fenêtre d’un air abattu. Deux semaines après le jour le plus court de l’année, c’est décidément une période difficile pour tout le monde, que l’on soit chat ou libraire.

Montant de la caisse: 50 livres.

Clients: 2 »