Méfiez-vous des armoires achetées dans des brocantes!

Où l’on apprend le rôle joué par une épingle de cravate, un drôle de roman espagnol.

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Sous la terre des Maoris, de Carl Nixon, aux éditions de l’Aube:

un roman noir, dont on ne devine absolument pas au début de la lecture vers quoi il s’achemine, mais qui laisse un souvenir tenace. Il y a un curieux contraste, pour un lecteur européen, entre le manque total d’exotisme -banlieues qui s’étendent au bord de la mer et crise économique- et une réalité sociale et historique bien différente.

Dans un grand élan de générosité, la Malle aux Histoires vous accorde,

une fois par semaine, la permission de ne PAS lire de livre, mais, à la place, de passer votre soirée à regarder un film.

Un bon film évidemment.

DVD d’occasion: 6 euros.

A titre d’exemple, nous avons Citizen Kane, Winter sleep, un film turc très beau, très lent, à déguster un dimanche après-midi une tasse de thé à la main, Trial and error, un film anglais entre un assassin et son avocat complètement incompétent, The Queen, film politique remarquable même si on n’a rien à faire de la royauté, La guerre des boutons -le vrai-, Seuls les anges des ailes, film de Howard Hawks qui parle d’amitié, d’amour, d’aventure et d’avions. Mais que demande le peuple?

 

Question de traduction, encore:

Nous avons rencontré ce même problème de réticence des clients à acheter un livre dont le titre prête à confusion: littérature ou roman facile?

A notre avis le magnifique roman russe Zouleikha ouvre les yeux aurait eu plus de succès avec le simple prénom de l’héroïne en couverture. Le titre est certes la traduction littérale du russe, et il résume le livre à lui seul, mais il reste ambigu.

Les algorithmes ont été plus malins cette fois-ci: ils se contentent d’aligner des romans à consonance russe.

Les algorithmes sont-ils idiots ou les titres des romans sont-ils mal traduits?

Si l’on tape « Reste avec moi » sur Amazon, puis sur « Les clients ayant acheté ce livre ont également consulté », on trouve les ouvrages suivants: Te regarder danser, Amour éternel rime avec Michael, Ne me laisse pas t’aimer…., des titres « Harlequin ».

Or Reste avec moi est un très bon roman africain qui traite de stérilité, de la pression des familles, de la polygamie. Et Reste avec moi est un prénom nigérian. Etait-il nécessaire de le traduire au risque de détourner un grand nombre de lecteurs?

Et pour comble, la notule de l’éditeur le qualifie de « ardent, captivant, -on est d’accord- et d’absolument exquis ». Exquise, cette histoire grave, douloureuse, à la fois glauque et terriblement émouvante?

 

Déroutant, enchanteur, un Borges égyptien?

La bibliothèque enchantée, de Mahammad Rabie,  aux éditions Actes Sud.

Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo

« Un lieu magique, exceptionnel, peuplé de quelques merveilleux vieux messieurs, fossiles d’une époque et d’une culture en voie d’extinction. Le Caire était une ville cosmopolite, ouverte, peuplée d’écrivains de toutes origines et confessions. Mais c’était avant. Une époque que ce livre farfelu et nostalgique évoque avec une grâce certaine.  »